Crypte
Publié le 22 Avril 2018
La collégiale Saint Aignan d’Orléans
Source Wikipedia :
La tradition, mêlant histoire et faits légendaires, rapporte que les Huns ont été stoppés sous les murs de l’église Saint-Pierre-aux-Bœufs (bâtie sur les ruines d’un temple romain)[2] grâce aux prières du vieil évêque, Aignan, qui transforma miraculeusement une poignée de sable de Loire en un essaim de guêpes. Ce serait elles qui mirent en déroute l'armée des Huns. Aignan fut ensuite relayé par les troupes du général romain Flavius Aetius (arrivées très tardivement, du fait de la faiblesse et quasi absence du pouvoir impérial, à cette époque de délitement de l'Empire romain). Il est clair qu'à tout le moins, l'action de l'évêque d'Orléans (alors seul capable de relayer le pouvoir civil) permit d'éviter le massacre généralisé et d'attendre les secours, qu'il avait préalablement fait appeler. L'arrivée de l'armée romaine - quand tout semblait perdu - put apparaître comme miraculeuse.Aignan meurt vers le 17 novembre 453et est inhumé dans cette église. Il est plus tard canonisé et désigné comme saint patron de la ville et du diocèse d'Orléans.Moyen ÂgeModifierLa première abbaye et la collégialeModifierJusqu’au viie siècle, Saint-Aignan, s'agrandit, devient un monastère puis une abbaye régie par les règles de saint Benoît et de Saint Colomban.Au ixe siècle, les moines qui la composent prennent le statut de chanoines et ne sont plus soumis à la règle de saint Benoît. La vie autour de la collégiale se développe jusqu'à ce que celle-ci acquière une complète autonomie, en partie grâce à Théodulfe, évêque d’Orléans et conseiller de Charlemagne.Selon les règles, tous les membres de la communauté sont tenus de participer aux assemblées plénières et ont « voix au chapitre », y compris les enfants de chœur (ces derniers ne doivent pas être confondus avec les servants d'auteld'aujourd'hui, la fonction principale des enfants de chœur d'Ancien régime était de chanter dans le chœur professionnel de l'église ; l'expression est donc à prendre au sens propre : « enfants chantant dans le chœur »). L'avis des personnes ainsi réunies en chapitre général était consultatif et il revenait au doyen du chapitre de prendre les décisions[3].Après la disparition de l'Empire carolingien de Charlemagne, la collégiale subit les pillages des Vikings, elle est notamment saccagée en l’an 865, et disparaît dans le grand incendie de 999 qui détruit la ville. Il ne reste de l'édifice que la crypte actuelle qui permit de protéger les reliques de saint Aignan.Première reconstructionModifierUne basilique romane est reconstruite plus en hauteur par le roi de FranceRobert II dit Robert le Pieux, en 1029, après douze ans de travaux.La Guerre de Cent AnsModifierDurant la Guerre de Cent Ans, en 1358, Orléans est assiégé par les anglais. La population, par crainte que l’armée anglaise ne se serve des églises de la ville comme lieux de retranchement, détruit Saint-Pierre Ensentelée (actuellement Saint-Pierre du Martroi), Saint-Euverte et Saint-Aignan. Ils mettront huit jours à raser la bastide.L’église est de nouveau reconstruite en 1420. Cependant, huit ans plus tard, la ville étant à nouveau assiégée par les anglais, toutes les églises du faubourg sont détruites sur ordre du bailli Raoul de Gaucourt.À partir de 1439, l’église est réédifiée sous les règnes de Charles VII, puis Louis XI ordonne que la collégiale soit incluse dans la future enceinte, agrandie, de la ville. En 1509, en partie grâce au financement de Louis XI, la nouvelle collégiale est consacrée par Martin de Dreux, doyen du chapitre.Époque moderneModifier
Les piliers ont été consolidés à une époque en étant enfermés dans un coffrage de pierre, ce qui heureusement pour nous a permis la conservation des chapiteaux et de la polychromie !
Sur le plan, on se rend compte en bleu de la seule partie visitable, et en orange de la partie non déblayée ( la crypte a été comblée à une époque)













